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Comment prendre de meilleures décisions en vous laissant guider par votre « moi » futur.

Votre « moi » actuel et votre « moi » futur sont une seule et même personne. Evident, non ? Cela veut donc dire que vous pouvez vous interroger aujourd’hui sur ce que vous penserez à l’avenir de vos faits et gestes.

Pardon ??

Posons les choses autrement. Supposons que vous soyez nerveux parce que devez passer un examen, avoir une entrevue délicate ou encore participer à une réunion difficile. Que pense votre « moi » futur de cette nervosité ?

Ce n’est pas difficile à imaginer puisque votre « moi » futur n’est autre que vous-même.

Donc, en imaginant que vous vous positionniez dans 6 mois ou dans un an, que penserez-vous de votre nervosité d’aujourd’hui ?

Qu’elle vous a aidé parce que c’était un stress positif et énergisant ? Qu’elle vous a paralysé en vous faisant perdre vos moyens ? Qu’elle a été sans incidence et que vous auriez mieux fait de ne pas être nerveux ? Que vous ne vous souvenez même plus de cet événement ? En fonction des réponses, sachez que vous avez la possibilité de choisir l’attitude que vous voulez.

Autre exemple, vous avez décidé de faire un peu plus de sport mais vous abandonnez après deux ou trois séances. Qu’en pensez-vous, dans le futur ?

Aujourd’hui, vous préférez rester dans votre fauteuil à regarder la télé mais demain ? Est-ce que dans un an, deux ans, trois ans, vous pouvez imaginer être content de votre choix ? Ou est-ce qu’au contraire votre « moi » futur vous hurlera aujourd’hui « Bouge –toi ! Je refuse le bide que tu veux me donner, je refuse le souffle court que j’ai aujourd’hui, je refuse d’être tout seul parce que tu ne m’as pas donné la chance de m’intégrer dans une équipe, je refuse de ne pas être un bon joueur de tennis alors que j’en ai toujours rêvé, etc ».

Il ne s’agit pas d’essayer de savoir comment ce sera « plus tard » mais bien de vous demander, aujourd’hui, comment votre « moi » futur juge vos choix. Automatiquement, votre « moi » futur, qui n’est donc nul autre que vous-même, influencera vos choix et vos comportements actuels.

Cela vous semble très théorique ? Pas du tout. C’est une habitude à prendre dont l’impact repose sur des bases scientifiques.

La première chose à savoir est que le simple fait de réfléchir va changer les choses. En vous interrogeant sur ce que vous penserez dans l’avenir de la situation d’aujourd’hui, vous allez changer de cerveau.

Kesako ? La théorie généralement admise est que nous avons tous trois cerveaux différents dans notre boite crânienne. Le « reptilien » qui gère nos fonctions de base (respiration, cœur, etc) et qui est responsable de nos réactions de fuite ou de combat en cas de situation dangereuse. Le « limbique » qui est notamment le siège des émotions et d’une partie de la mémoire. Enfin le « néo-cortex », qui est le plus récent au niveau de l’évolution de l’homo sapiens et qui est notre partie raisonnable, qui réfléchit, imagine, soupèse, accepte les abstractions.

Quel rapport avec votre « moi » futur ?

Il est très difficile de demander à votre Néo-Cortex de raisonner l’un de vos deux autres cerveaux. Si vous avez une tendance au vertige et que vous vous trouvez au bord d’un précipice, vous savez comme moi qu’il ne suffira pas de vous « raisonner » pour que la peur disparaisse.

De même, nous savons  qu’il n’est pas « raisonnable » de boire, de fumer, de conduire trop vite, de faire la fête toute la nuit, de procrastiner, de ne pas apprendre une autre langue, de ne pas faire de sport, de manger trop et mal, etc. Pourtant, on le fait, et notre intelligence n’y peut rien.

Pourtant, si vous vous adressez directement à votre cerveau néo-cortex, vous court-circuitez les autres parties de votre cerveau. En vous demandant, sérieusement, quelle est l’opinion de votre « moi » futur, vous n’essayez pas de vous raisonner. Vous posez une question à votre intelligence réfléchie et il n’est plus question de peur, de stress, d’envie ou de plaisir. Vous serez considérablement plus fort pour prendre de bonnes décisions et vous y tenir.

Par ailleurs, en posant des questions à votre « moi » futur, vous cultiverez votre optimisme. Vous vous rendrez compte en effet que beaucoup de choses dans votre vie dépendent de vous. Pas tout, mais beaucoup.

Votre « moi » futur est la version de vous-même telle que vous l’avez faite. Cela veut dire que vous contrôlez une grande partie de votre vie et c’est toujours positif. Cela ne vous fera pas gagner au Lotto mais vous aidera à faire des choix gagnants. Et tout cela sans contrainte puisque votre « moi » futur n’est pas là pour vous imposer quoi que ce soit puisqu’il n’est qu’une autre version de vous-même.

Enfin, votre « moi » futur vous aidera à vous fixer des objectifs. Pas des souhaits à mettre sur votre liste de bonnes résolutions de nouvel an. De vrais buts, concrets, qui vous correspondent. Qui vous sont suggérés par vous-même. Si vous imaginez un « moi » futur musclé comme Arnold Schwarzenegger, vous saurez très exactement ce qu’il vous reste à faire : vous inscrire dans une salle de musculation et discuter dans le présent avec votre « moi » futur chaque fois que vous hésiterez à faire l’effort d’aller vous entrainer.

Donc, en prenant l’habitude d’imaginer la présence et les réflexions de votre « moi » futur, vous prendrez votre vie actuelle complètement en mains et ceci grâce à l’aide d’un allié puissant et positif, qui n’est autre que vous-même.

Comment faire concrètement ? Lorsque vous vous trouvez confronté à un problème quelconque, vérifiez la date du jour. Imaginez celui que vous êtes 6 mois plus tard. Par exemple, nous sommes en novembre au moment où j’écris ceci et donc 6 mois plus tard signifie en avril 2020. C’est le printemps, l’énergie est là et je visualise celui que je suis à ce moment. La suite est simple, même si elle peut paraître un peu ésotérique, et consiste donc simplement à lui demander ce qu’il pense de la situation d’aujourd’hui.  Cher moi futur, que penses-tu du fait que le 13 novembre 2019, je n’ai pas eu le courage de faire du sport et j’ai plutôt passé la soirée à regarder la télé ?

Réponse de mon moi-futur : « Honnêtement, je ne me souviens pas de ce que tu as fait le 13 novembre 2019. Cela signifie qu’il ne faut donc pas en faire des montagnes mais aussi que ce que tu as regardé à la télévision n’était probablement pas d’une importance capitale. Ce n’était manifestement pas comparable aux attentats du 11 septembre.

Par contre, tu as clairement eu tort de ne pas t’entraîner, d’autant que je peux te dire que tu ne l’as pas fait non plus le lendemain, ni le surlendemain. Donc si aujourd’hui je suis en petite forme et ne peux donc pas profiter pleinement de la venue du printemps, c’est bien parce que tu as eu la flemme il y a 6 mois. C’était clairement une mauvaise décision. »

Et après ? Vous verrez qu’il vous sera beaucoup plus facile d’enfiler vos chaussures de sport après ce petit dialogue…

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