Top

Atteindre ses objectifs

Je n’aime pas le jogging !

Tout le monde sait que c’est un moyen efficace et simple pour travailler sa condition physique mais je n’aime pas. Je ne dirais pas non plus que je déteste cela mais je ne prends aucun plaisir à enchaîner les foulées et ce n’est pas fondamentalement un sport qui me détend ou me défoule.

Pourtant, cela fait plus de 20 ans que je cours 7 à 8 km tous les dimanches matin et j’en suis ravi car cela me permet non seulement d’entretenir mon endurance cardio mais également de constater que mon état de forme reste bon malgré le passage des années.

Je pratique donc depuis plus de 20 ans une activité qui m’est extrêmement bénéfique mais que je ressens intrinsèquement comme un boulet que je n’ai aucune envie de tirer.

Le secret de ce paradoxe pourrait être que je bénéficie d’une volonté quasi surhumaine et qu’ayant décidé de courir une fois par semaine, le simple fait de cette décision suffirait semaine après semaine, mois après mois, année après année à me forcer à une chose qui m’ennuie. Ce n’est évidemment pas la réponse, d’autant que nous savons tous que la volonté par rapport à une chose précise a tendance à s’affaiblir avec le temps de sorte que s’il s’agissait seulement de se forcer il y a longtemps que j’aurais abandonné. En y réfléchissant un peu, les clés sont finalement relativement simples.

Ma recette pour atteindre un objectif tient en définitive en 3 points :

1. Trouver du plaisir.

Je ne cours quasiment jamais seul et cela fait plus de 20 ans que tous les dimanches matin je retrouve l’un de mes meilleurs amis avec lequel on pourrait dire que je partage ce moment de jogging. Nous avons choisi un parcours agréable dans les bois et comme notre objectif n’est pas la performance mais la santé, nous passons la quasi-totalité de notre temps de jogging à discuter de choses et d’autres. Cela en devient, parfois, presque aussi agréable que de se retrouver sur une terrasse pour prendre un verre. Évidemment, au tout début il était un peu difficile de courir et de discuter en même temps mais le simple fait d’être à deux a aidé à trouver la motivation nécessaire pour atteindre un stade où les choses sont devenues plus faciles et donc plus positives.

2. La force de l’habitude.

S’il nous est évidemment arrivé de rater des séances, globalement l’habitude est prise et bien ancrée de considérer que le dimanche matin est consacré à notre jogging hebdomadaire. Qu’il fasse soleil ou qu’il neige, que je sois fatigué ou pas, que ma compagne ait ou non d’autres projets qu’elle aimerait nous voir réaliser à deux, je me pose globalement assez peu de questions tant aujourd’hui ce jogging dominical est la règle. L’habitude chasse l’hésitation et donc permet de réaliser des choses importantes sur le long terme.

3. Le défi.

De temps en temps, il faut briser la routine en se lançant un défi. Moi qui n’aime donc pas le jogging, j’ai participé une dizaine de fois à des courses de 20 km. À chaque fois, l’objectif était de réaliser un « temps » mais fixé de manière relativement modeste pour tenir compte de mes capacités tout en présentant néanmoins une certaine ambition. On ne passe pas du jour au lendemain d’un jogging une fois par semaine sur 7 à 8 km à une course sur 20 km, de sorte que le défi inclut toujours une préparation plus importante durant deux à trois mois afin de se donner les moyens de réaliser ses ambitions. Le défi réussi stimule le plaisir, le défi raté fustige l’orgueil. Dans les deux cas, cela favorise la motivation.

Ce qui est valable dans mon cas à propos du jogging est transposable à toutes autres activités. On n’atteint pas un objectif sur le long terme si on ne trouve pas le moyen d’y prendre du plaisir, si on ne fait pas en sorte qu’une habitude s’installe et, idéalement, si on ne se stimule pas en se fixant de temps en temps un nouveau défi.

Avant toutefois de songer à ces moyens, il y a une chose élémentaire que la plupart des gens oublient et qui est tout simplement d’avoir un objectif clair, relativement bien défini, que l’on a une chance d’atteindre. Cet objectif doit être réaliste en ceci qu’il doit être possible mais cela ne veut pas dire que l’on ne peut pas rêver, bien au contraire. Une chance sur 10.000, sur 100.000 ou même sur 1 million est largement suffisant pour considérer qu’il s’agit bien d’un objectif possible.

Beaucoup conseillent de fixer des étapes, de viser des succès partiels mesurables, de se donner des récompenses à différents paliers et il s’agit certainement d’excellentes suggestions mais qui, selon moi, ne sont pas essentielles.

Je crois qu’en se fixant un objectif, en veillant à ce qu’il soit clair et possible, en s’accordant le temps d’y réfléchir régulièrement de préférence en écrivant sur ce que l’on veut réaliser et sur les valeurs importantes pour nous lier à cette réalisation (santé, argent, amour, réussite sociale, satisfaction personnelle, etc.), en trouvant les moyens de prendre du plaisir aux actions nécessaires pour atteindre cet objectif, en créant des habitudes et en ajoutant si possible de temps en temps de nouveaux défis personnels, il n’existe pas de sommet de montagne qui ne puisse être atteint.

Cet article participe à l’évènement “Votre meilleure astuce pour appliquer vos bonnes résolutions” du blog Devenez Meilleur. J’apprécie beaucoup ce blog, et en fait mon article préféré est https://devenez-meilleur.co/comment-vous-conditionner-a-reussir/Cliquez ici pour voter pour mon article si vous l’aimez !

Cet article répond à vos attentes ?

N’hésitez pas à le partager sur tous vos réseaux !

 

Post a Comment